La sélection Netflix, Les deux films à ne pas rater !

Sélection Netflix

Cette semaine, deux découvertes Netflix. Deux films aux récits complètement différents, mais qui ont en commun de mettre en avant la force de leurs acteur, et leur volonté d’échapper à un destin qu’ils refusent.

 

Le premier « Le garçon qui dompta le vent », primé au festival du film de Sundance 2109. Le deuxième, « Les règles de notre liberté », Oscar du meilleur court métrage 2019,  traite de l’un des sujets les plus tabous en Inde, les menstruations.

 

L’histoire vraie d’un garçon qui dompta le vent

Le garçon qui dompta le vent nous raconte l’histoire vraie de William Kamkwamba, jeune Malawite, qui réussit à sauver son village de la famine en créant une éolienne, permettant de pomper de l’eau en profondeur, et irriguer les terres, lors d’une grande période de sècheresse.

Ce film, bouleversant porté par Chiwetel Ejiofor ( 12 years a slave) et Aissa Maiga, nous plonge dans le quotidien d’un village, avec une photographie à couper le souffle digne des grands paysages du sud est Africain.

Aissa Maiga que je n’avais connu que dans des comédies, est incroyable dans le rôle d’Agnès, la mère de William.

Résolue à faire entrer sa famille dans la modernité, poussant son fils à réaliser ce qui semblait être irréalisable. Pour Agnès, il n’est plus question d’invoquer les dieux pour faire tomber la pluie, mais bien de suivre son fils dans son génie.

Le récit de William n’est pas qu’un récit triomphaliste. Il nous inspire parce que nous ne pouvons qu’admirer la détermination d’un enfant de 14 ans, à imaginer un avenir meilleur pour son village, et à y arriver. Le film se termine sur un sentiment de bien-être, et sur cette très jolie phrase « Dieu est comme le vent. Il touche tout ce qui existe ». 

Les menstruations, un tabou qui devient symbole de liberté

Oscar du meilleur court métrage en 2019, Les règles de notre liberté traite, avec beaucoup d’ingéniosité, l’un des sujets les plus tabous en Inde. Les règles de notre liberté, ou comment les menstruations peuvent devenir un moyen d’émancipation pour les femmes.

3% des indiennes sont obligés de stopper leur scolarité, à l’âge de la puberté. Certaines femmes n’osent plus sortir de chez elle pour aller au temple, lors de leur menstruation. Pour un jeune homme interviewé « les règles sont une maladie qui touche surtout les femmes ».

 

Dans un petit village situé à 70 km de New Delhi, la réalisatrice Rayka Zehtabchi, suit l’installation d’une machine à fabriquer des serviettes hygiéniques bon marché. De cette installation, née une micro société gérée par les habitantes elles-mêmes. De la production à la vente en réunion aux villages alentours. 

Ce film n’est pas qu’un focus sur la stigmatisation des femmes durant leur menstruation, mais plutôt une mise en lumière de leur volonté à se tourner vers la voix de l’émancipation. L’une d’entre elles explique que « grâce à cette nouvelle activité elle pourra financer ses études et devenir quelqu’un de bien ».

 

A la fin de ce reportage une phrase résume assez bien la force du combat de ces femmes au sein d’une société patriarcale : « La créature la plus forte que dieu ait créée n’est pas le lion, ni l’éléphant, ni le tigre, c’est la femme ».

 

Laisser un commentaire